Quand le monde n’est plus que désolation, il faut payer le prix cher pour survivre.
 
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 And I Walk Alone ... | Free

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Ange Davis

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Who are you : .. I'm A Lost Angel ..
Philosophie : PLUTOT QUE DE VOIR TOUT S'EFFONDRER J'AI PREFERE TOUT DETRUIRE . . .
Love : Et l'agneau s'éprit du lion ..
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MessageSujet: And I Walk Alone ... | Free   Lun 3 Déc - 21:46



    Des jours de marches .. Peu de nuits durant lesquelles elle avait dormi. La jeune femme sentait la fatigue pesée, la faim s'emparer d'elle. Son visage était noir de crasse, elle n'avait plus pris de douche depuis tellement longtemps, se contentant de baignade dans les rares fontaines encore abreuvées en eau potable, celles qui servaient aux survivants à boire. Elle aurait pu regretter, elle aurait pu ne pas y aller. Mais la fatigue prenait le dessus sur la raison et la réflexion. Ange était partie du petit village quelques jours auparavant, elle était sure qu'à New York elle trouverait des survivants, des gens chez qui elle pourrait se réfugié. Elle le sentait au fond d'elle, mais au fur et à mesure que les jours passaient, l'espoir qui l'animait, cette petite lueur qu'elle avait encore au fond du coeur, s'étaignait petit à petit. Le manque, la tristesse prenait le dessus sur tout autre sentiment. La fatigue, elle la ressentait, mais ce n'était rien comparé à la douleur qu'elle ressentait au fond de son coeur. Luke .. La seule personne qu'elle ait jamais aimé, d'un amour sincère et vrai, un amour que personne ne pourrait décrire. Pourquoi lui ? Pourquoi pas elle ? A quoi bon survivre si c'était pour se réveiller sur une planète dévastée et dépeuplée. Des jours qu'elle marchait et qu'elle n'avait rencontré personne. Toute trace de vie humaine avait disparue de la surface de la planète bleue. Dans ses rêves, Ange voyait encore New-York éclairé par les belles lumières de noël, ce sapin géant qui était dressé en plein coeur de centrale Park. Elle s'y était rendue une fois avec Luke lorsqu'il était en permission pour le week end. Elle s'imaginait que tout cela n'était qu'un rêve, un mauvais cauchemar, qu'elle allait se réveiller avec l'homme de sa vie à ses cotés. Seulement, elle comprenait petit à petit qu'elle devait arrêter de se voiler la face, plus rien ne le ramènerait, non .. Plus rien. Il avait disparu, comme 90 % de la population terrestre. Tout ce qu'il lui restait de lui, c'était l'alliance qu'elle portait à son cou afin d'être sure de ne pas le perdre et une photo qui avait été prise juste avant son départ .. Et si .. Et si elle ne l'avait pas laissé partir ? Et si elle avait insisté pour qu'il déserte ? Si elle était partie avec lui ? Serait-elle morte elle aussi ? Et lui .. Serait-il vivant ? Si elle avait insisté, comme elle aurait du le faire, l'aurait-il laissé ? Seule .. A nouveau ..

    Oui .. Ange avait toujours été seule, depuis sa plus tendre enfance jusqu'à sa rencontre avec Lucas. Certes toujours entourée de tellement de monde qu'il était impossible de les compter, mais dans son coeur, elle s'était toujours sentie si mal, si triste, si seule. Attendant d'être reconnue pour ses talents, vues par ses parents. Mais rien, aucun de ses rêves n'aboutirent. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Luke. L'homme qui boulversa sa vie et son coeur. Oui, elle n'avait jamais aimé comme elle aimait Luke. Elle l'aimait toujours, et ce sentiment ne disapraîtrait jamais. Elle le savait, elle le sentait. Elle ne pourrait surement jamais s'en remettre. Elle essayerait, pour lui, car elle savait qu'il n'aimait pas la voir triste. Voilà pourquoi elle ne pleurait pas. Voilà pourquoi chaque jour elle faisait tout pour retenir ces larmes qui perlaient au bord de ses yeux, menaçant un peu plus chaque jour de venir se mêler à la terre et à la poussière sur son visage, pour laisser de grande trace et laisser apparaître ses joues roses. Elle ne souriait plus, son regard si pétillant depuis quelques années s'était éteint, comme si plus rien dans la vie ne vallait la peine d'être vécu, d'être vu .. Comment s'en remetterait-elle ? Elle n'en avait aucune idée. Elle essayerait, de toute ses forces. Elle essayerait pour elle et pour la petite chose qu'elle était presque sure de porter en elle. Elle essayerait et verrait..

    Une fois arrivée dans la ville, Ange vit les dégats cosés ici aussi. Elle se rendit compte de l'état de désolation dans lequel se trouvait New-York, autre fois nommé la ville qui ne dort jamais. Aujourd'hui, cette ville était morte, comme ses habitants. Ange se dirigea à pas lent vers le park. Elle devait savoir. Elle voulait voir. Dans quel état serait-il ? Lui aussi détruit? Comme tout ce qui se trouve autour? Son coeur se mit à battre de plus en plus rapidement dans sa poitrine. Soudain un éclair puissant déchira le ciel, une pluie forte vint s'abattre sur la ville, mais rien ne ferait changer de directer la jeune survivante. Elle se mit à pleurer doucement, silencieusement. Ses larmes se mélèrent à la pluie qui vint nettoyer son visage. Peu à peu la poussière s'en alla, laissant derrière elle un visage au teint de lait et au joue rosée. La chemise blanche d'Ange devint vite transparante mais elle ne courut pas s'abriter comme quelqu'un de normal. Elle resta simplement plantée devant l'entrée du parc, sous le choc que cette vision d'horreur et de désolation lui offrait ..
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MessageSujet: Re: And I Walk Alone ... | Free   Jeu 6 Déc - 17:54


    - Tenez bon … Je vous en supplie.

    Ses mots s’envolaient comme s’il n’avait jamais rien dit. Du vent au milieu d’une puissante tempête, un grain de sable au milieu d’une plage, un caillou au milieu de rocher, tel était la consistance et l’utilité de ses propos. Il pourrait sommer cet homme de toutes ses forces de rester avec lui, conscient et vivant, Angelo ne pourrait pas pour autant faire davantage. Et pourtant, ce n’était guère l’envie qui lui manquait, mais au regard des multiples blessures et plaies ouvertes que son blessé possédait, il ne pourrait ni l’en délester totalement, ni réellement les soigner. Cet homme avait besoin d’un hôpital, mais comme Angelo le savait très bien, celui de New York n’était plus qu’un tas de ruine et d’inutilités, et le camp militaire de premiers soins à plus d’un kilomètre. La situation semblait réellement critique, mais il tenait bon tout de même. Pour débuter, il avait transféré certaines blessures sur son propre corps, amenuisant la douleur de son « patient » et également son débit sanguin. Sur sa propre peau, il n’avait eu aucun mal à se faire quelques pansements, jusqu’à ressentir plusieurs brûlures sans y prêter attention. La douleur ne lui faisait plus vraiment peur, et il était bien trop acharné à sauver la vie de cet homme. Angelo avait donc pansé les plaies qu’il pouvait, réduisant le flux sanguin, accordant ainsi un peu plus de temps, pour trouver une alternative, mais rien ne venait. Il avait beau soigné, délesté, transféré, et il ne savait plus trop quoi, les blessures et les souffrances de son blessé avaient besoin de bien plus que ses mains, il avait une nécessité extrême d’appareils de chirurgie performante, et ce, rapidement.

    Mais, qui n’était pas au courant des maigres moyens qui restaient à New York pour soigner ses blessés ? On avait pour coutume de dire qu’un blessé trop sanglant ne vivrait pas plus de quelques minutes. Angelo admettait à regret que c’était bel et bien vrai, car si bon interne fut-il, il n’avait pas la capacité de soigner spontanément toutes ces déchirures musculaires, organiques et autres. Le pire était sans doute qu’il ignorait la nature de ces blessures, mais il ne se voyait pas en position de chercher davantage d’informations, qui ne l’aideraient d’ailleurs finalement pas plus dans les soins à prodiguer. Alors que faire dans ce paysage de désolation ? Alors qu’il était là, au milieu d’un Central Park dévasté par la guerre, la faim et la violence, il se trouvait les mains rongées par le sang d’un autre, ses blessures le faisant souffrir au moindre mouvement, et un quasi mort s’étendait entre ses bras. Parfois, il se sentait concrètement inutile, mais une petite voix vint lui souffler que ce ne fût certainement pas le cas. Néanmoins, il ne s’agissait pas d’un réel réconfort.

    - Mer … ci … Je vais … mou … rir … Laiss … ssez … moi …

    La voix de son agonisant lui coupa le souffle. On avait beau dire qu’on finissait toujours par s’y habituer, Angelo ne voyait pas comment il aurait pu être indifférent à une telle tragédie, et même pire, à une telle injustice. Il ne connaissait pas cet homme, et peu lui importait, il n’aimait pas cet homme, et peu lui importait, il allait le laisser mourir dans toute son impuissance, et cela était la seule chose qui lui importait. Voir la mort dans chaque regard que son « patient » lui prêtait le rongeait d’une redoutable culpabilité, et, alors que la pluie commençait à battre son visage, Angelo se croyait de plus en plus perdu et même absent.

    Le temps et la souffrance vinrent à bout de cet homme, doucement, et même sadiquement, et l’espace de quelques secondes Angelo se crut anéanti, mort à son tour. La mort n’était sans doute pas comparable à l’état de vide qui se propageait dans chacun de ses membres, mais plus que de rester à genoux auprès de son interlocuteur désormais vide de toute conscience ou de vie, il aurait voulu s’étendre à son côté et se laisser aller aux eaux troubles de la mort. L’instinct de survie, la pensée pour autrui, et un sentiment violent battant ses tempes l’en empêchèrent néanmoins. Il demeura à genoux, prêt de ce qui n’était désormais plus qu’un cadavre, et il commença à acheminer toutes les blessures qu’il avait récupéré inutilement sur le corps de son décédé. Les plaies d’Angelo se refermaient, tandis que celles de son inconnu s’ouvraient comme sorties de nul part. Cauchemardesque vision, mais faute de cela, il pourrait en mourir. Il continua doucement son travail, vidé de toute envie, et de toute autre destination.
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Ange Davis

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MessageSujet: Re: And I Walk Alone ... | Free   Ven 7 Déc - 17:10

    La jeune femme marchait au fil de ses pensées, ses doigts rencontraient les métaux calcinés, le reste des bois, les cendres qui venaient rejoindre le sol. Son coeur battait à toute allure, elle ne comprenait pas comment on pouvait avoir tant de haine en sois, car c'était ce qu'il fallait avoir dans son coeur pour laisser de telles choses arriver. Tout Central Park semblait comme .. Mort. Mort comme le reste de la population, mort comme la plus part des êtres vivants et la bio-diversité. Il ne restait que cendres et fumé de NYC, cette ville qui avait fasciné tellement de gens de par son originilatié, son contexte et sa façon de vivre. Ange souffrait. Intérieurement, physiquement, elle était fatiguée, affamée. La ville, la planète toute entière, était dévastée et il y avait toujours cette petite lueur d'espoir, elle avait toujours l'espoir de revoir un jour la lumière du soleil, l'espoir qu'un jour tout ce qu'elle avait connu soit à nouveau. Comment arrivait-elle à garder espoir ? Comment arrivait-elle à ne pas vouloir se suicider et mettre fin à ses jours afin de retrouver son bien-aimé ? Tout simplement car la foi l'animait encore, elle espérait toujours le retrouver au coin d'une rue, souriant, un bouquet de rose en main comme il savait si bien le faire. A cette pensée, les larmes envahirent les yeux bruns de la jeune femme, mais elle les refoula aussi tôt, préférent ne pas penser à ce genre de chose.

    Au fur et à mesure qu'elle avançait, son esprit se mit à réfléchir, imaginer, elle se souvenait des choses telles qu'elles étaient avant cette bombe. Elle se souvenait de la couleur des arbres, des oiseaux qui chantaient, Ange arrivait à se souvenir la petite fontaine au milieu du chemin, celle dans laquelle les enfants jouaient quand il y avait du soleil. Le soleil qui venait frapper votre visage grâce à ses rayons chaud. Central Park était un lieu rêvé pour les habitants de New-York, un coin de verdure comme il en existe peu. Des familles qui souriaient, des amoureux qui se tenaient la main ou se roulaient dans l'herbe. Tous ces souvenirs qui vinrent envahir son esprit et qui, petit à petit, vinrent se dessiner autour d'elle. Le park reprit des couleurs, Ange entendait des voix, des gens, elle voyait des enfants courir dans tous les sens, son coeur se mit à battre. Ce jour, celui qui se retraçait devant elle, elle s'en souvenait comme si c'était hier, elle avait rendez-vous avec Luke près de la fontaine. Un rapide coup d'oeil vers cette dernière et ses pires craintes devinrent réalité, il était là avec un bouquet de rose blanche à la main, il souriait, attendait. Ange s'en approcha, essaya de poser sa main sur la joue du jeune homme, mais tout ce qu'elle parvint à faire c'est passer au travers et faire tout disparaître. Son coeur battait la chamade dans sa poitrine, ses yeux s'étaient à nouveau empli de larme. Le soleil qui était apparu quelques instants plutôt redisparut aussi tôt.

    Ange reprit sa longue marche, elle cherchait désespérément une forme de vie quelconque. Elle avait peur d'être la dernière survivante. Elle avait peur d'être toute seule. Elle essaya de se rappeler le soleil afin qu'il apparaisse, mais cela ne fonctionnait pas. Elle ne comprenait pas. Qu'était ce cette chose qu'elle avait en elle ? Ange ne savait pas se servir de ses dons, elle n'était même pas sure que tout ce qui apparaissait, apparaissait grâce à elle. Elle était persuadée que quelqu'un d'autre le faisait. Mais qui ? La jeune femme mit ses mains en porte voix et se mit à crier:

    - Il y a quelqu'un ?

    Son coeur se mit à battre plus vite. Personne ne lui répondit. Pourtant l'écho de sa voix porta loin, très loin, peu de choses étaient encore debout pour l'arrêter.

    - N'importe qui .. Ajouta-t-elle dans un murmure.

    La jeune femme s'arrêta, elle trouva une pierre assez plate pour s'y assoir. Elle remarqua une plaie sur son bras dont elle n'avait pas encore remarquer l'existence. A dire vrai, la peine qu'elle ressentait dans son coeur était plus forte que tout autre douleur. L'alliance que Luke lui avait offerte brulait contre sa peau mais elle ne voulait pas la bouger de la, elle voulait la garder avec elle et ne jamais s'en séparer ..

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MessageSujet: Re: And I Walk Alone ... | Free   Ven 7 Déc - 20:57


    Un jour, un homme qui semblait érudit a dit « L’on n’est jamais trop con pour réitérer sa propre connerie ». Alors que la pluie couvrait chaque partie de son corps d’un un froid perçant, glacial et peut être même meurtrier, alors qu’Angelo recouvrait ses plaies cicatrisées sans problèmes, il gardait cette étrange mais intime et forte conviction qu’on ne saurait jurer plus vrai. En réalité, plus le temps s’écoulait dans une longue poésie au sujet terrifiant, plus le jeune italien avait la sensation que l’Humanité ou plutôt son concept ne savait exister. Sinon, comment expliquer tant de violence, de perte et de désolation ? Qui pourrait justifier tant de morts, tant de sacrifices devant de pareils innocents ? Angelo aurait réellement voulu que s’il existait une seule personne qui puisse trouver un tel massacre – car il en était ainsi – juste, ou tout du moins, négligeable, qu’il se présente à lui sur le champ. Le pire était sans doute qu’il existait de ces personnes là, qui se contentaient de leur survie et de leur avenir plutôt flou. C’était dans un sentiment de vide et de lassitude qu’il recouvrait désormais son mort d’une bande épaisse de tissu, mais un fond de colère battait ses veines.

    Ces personnes qui se trouvaient si indifférentes ne connaissaient pas leur chance : Angelo aurait voulu leurs montrer tout ce sang qui tâchait ses mains et souillait son esprit, tous ces visages qui reflétaient des sentiments intimes, perçants et transperçants, il aurait voulu que tous ceux-là puissent voir la souffrance dans chacun des regards, l’absence d’espoir, de rêves et de vies … Ces enfants dont l’innocence s’était envolée par delà le temps et la mort, ces hommes et ces femmes morts sans même qu’ils n’aient demandé quoi que ce soit, toutes ces personnes disparues, cher au cœur de bien d’autres, qui n’avaient jamais plus vu le soleil se lever. Ainsi, qu’une minorité de personne se promettent à redresser les torts, aux dépens de nouvelles vies, Angelo ne le supportait pas. Tuer, toujours tuer. Il pensait évidemment à ce groupe, les « God Is Not On Our Side », qui prônaient le rétablissement d’un ordre stable engendré par la violence. Ne disait-on pas qu’il valait mieux régler les maux par les mots que le mal par le mal ? De belles paroles dans une telle époque, mais était-ce pourtant si improbable ? Que quelqu’un ose lui dire que c’est une idée impossible, alors qu’il n’a pas essayé. Idéaliste et même utopiste désormais, Angelo avait eu un prénom qui le caractérisait extrêmement bien, sans doute en partie pour son étrange naïveté momentanée, et sa foi en l’homme.

    Se sentant pris dans un étau sentimental empli de culpabilité, Angelo ne fut pas fâché de venir à bout de sa mission. Il avait échoué en premier lieu, et avait finalement cédé devant l’adversité, et Dieu seul savait combien il le regrettait. Ne connaissant ni la religion ni le nom de cet homme, il ne s’était pas aventuré à quelques cérémonies que ce soit, et avait seulement posées quelques minutes de silence. Silence qui fut d’ailleurs promptement troublé par un appel venant de nulle part, brouillant la réalité d’Angelo pendant quelques secondes, avant qu’il ne comprenne la véracité de ce bruit. Il se redressa donc plutôt vivement, et abandonna le corps qu’il se promettait de rapatrier dès qu’il rejoindrait le camp militaire. De toute façon, il ne pouvait guère faire mieux, il s’agirait d’un fardeau. Il replaça précautionneusement son sac contre sa hanche, et avança entre les arbres. Au vu du son de la voix, Angelo ne pensait pas courir trop de risques, mais mieux valait être prudent. Il n’eut pas trop de mal à rejoindre ce qui n’était autre que l’émettrice de cet appel plutôt étrange. Sans prendre plus de précautions, il s’avança en demandant poliment et clairement :

    - Vous avez besoin d’aide ?
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MessageSujet: Re: And I Walk Alone ... | Free   Sam 8 Déc - 19:44

    Dans la bible on pouvait lire et/ou comprendre que Dieu était à l'origine de tout sur terre, qu'il était le grand patron. Etait-il aussi responsable d'un tel désastre ? Avait-il laissé tout cela se passé ainsi ? Pourquoi n'avait-Il pas réagit ? Il aurait pu faire quelque chose en voyant ainsi les hommes qu'il avait créer s'entre-tuer .. Mais penser que Dieu était encore une fois responsable d'une catastrophe était surement se chercher une excuse à un mal qui existe depuis tellement longtemps. Ou peut-être était-ce une punition ? Dieu avait bien vu ce que faisait subir le genre humain à sa création, la Terre, et il voulait le punir afin qu'enfin il comprenne .. Seulement il n'y avait plus de genre humain à qui donner la leçon, personne pour la retenir et essayer de faire mieux . Vraiment personne ? Ange n'en n'était pas sure .. Elle espérait de tout son coeur qu'il y ait des survivants, et au fond d'elle, elle savait que c'était vrai. Cela n'était pas possible qu'elle soit la seule à être encore en vie. Le spectacle qui s'offrait à elle ne pouvait pas être vu que par une seule personne, c'était obligatoire que d'autre personne soit encore là, la fin du règne humain ne pouvait pas être fini. Pas encore. Il y avait encore tellement de chose à découvrir, tellement de chose à vivre. D'autres personnes devaient être en vie afin de l'aider à remettre cette ville, ce continent ainsi que la planète entière sur pied. C'était à présent sa seule et unique raison de vivre, elle ne voyait pas pourquoi elle vivrait si non cela.

    Ange regardait autour d'elle, le Park n'avait pas encore été énormément visité, on y trouvait encore des corps calciné, des restes humains. Elle en eut un haut le coeur. Au pied d'un arbre, un enfant protégé par sa mère. Comment voyait-elle tout cela? Elle n'en avait aucune idée. Elle imaginait les contours, leur redonnait vie. Un enfant à qui son innocence avait été volé, une mère qui l'avait protégé jusqu'à son dernier souffle. Son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine, un gout répugnant monta dans sa gorgé et son estomac se mit à lui bruler. Les larmes qui menaçaient de couler depuis qu'elle s'était réveillée se mirent à lui bruler les yeux et finirent par rouler sur ses joues, rejoignant les longues traines déjà laissée par les précédentes. Ange était debout parmis tout ces restes humains, impuissante, c'était du moins ce qu'elle ressentait. Elle n'avait pas l'impression de pouvoir grand chose face à telle situation. Elle savait que si quelqu'un lui en donnait l'occasion, elle ferait tout pour remettre cette Terre si chère à son coeur en ordre. Mais y'avait-il d'autre survivants ? Oui .. Elle le savait. Elle devrait peut-être encore marcher, continuer jusqu'à plus de souffle, afin de trouver d'autre gens. Mais si elle avait survécu, pourquoi pas les autres ? Pourquoi pas d'autres personnes ? Cela semblait peu probable qu'elle soit seule sur terre.

    Soudain une voix se fit entendre, elle semblait tellement loin au début, la jeune femme sursauta et se retourna. Elle vit qu'elle n'était plus seule. Un jeune homme se trouvait face à elle à présent. Si sa voix lui avait semblé loin, c'était parce qu'elle était partie dans ses pensées. Ange l'observa de haut en bas. Il semblait être sur place depuis longtemps, elle n'était pas sure qu'elle pouvait s'y fier, mais après tout, elle venait enfin de trouver quelqu'un. Soudain son coeur se mit à battre, et si encore une fois c'était une de ces illusions ? Et si il n'était pas vraiment là ? La jeune femme se retourna, regarda autour d'elle afin de s'assurer qu'il était bien là. Elle se dit qu'elle devrait l'approcher afin de le toucher, s'assurer qu'il était bien là, mais si il était vraiment là il la prendrait pour une folle.

    - Heu .. C'est à moi que vous parlez ?

    La jeune femme savait que cela semblait stupide, mais elle voyait tellement d'illusions ces temps-ci qu'elle n'arrivait presque plus à faire la différence entre ce qui est réel et ce qui ne l'est pas.

    - Je veux dire .. Vous n'êtes pas une illusion, ou un fantôme ? Vous êtes bien là ?

    Bon d'accord, à présent il allait vraiment la prendre pour une folle. Mais la jeune femme espérait tellement fort que cela soit vrai, qu'elle n'y fit pas plus attention.

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